Si vous achetez votre appartement dans un immeuble collectif, celui-ci sera nécessairement sous le régime de la copropriété. C'est également le cas pour des maisons dans certains lotissements, mais la plupart des ensembles pavillonnaires sont sous le régime de l'association syndicale libre (ASL) (différent du statut de la copropriété).
Dans tous les cas, intéressez-vous à la collectivité dont vous allez devenir membre : il se peut que des décisions aient été prises qui vous engageront après votre acquisition, et par ailleurs, elle peut rencontrer des problèmes qui risquent de se traduire par des charges futures.
Si vous passez par un agent immobilier, celui-ci sera en mesure de vous fournir les convocations et procès verbaux des deux ou trois dernières assemblées générales. Ces documents seront très instructifs car, incluant les comptes approuvés et les budgets des exercices récents et, pour le budget, de l'exercice en cours, ils vous donneront une idée précise du montant des charges que vous aurez à supporter, et par ailleurs vous y trouverez une synthèse des décisions prises et des problèmes en cours.
N'hésitez pas à en discuter avec votre agent immobilier, en tant que professionnel, il vous aidera à les décoder !
Vous avez également le droit de consulter le carnet d'entretien de l'immeuble. Il vous renseignera la façon dont est organisé l'entretien, les contrats souscrits par la copropriété, les travaux importants réalisés, la date de leur réalisation et les garanties correspondantes, enfin s'il existe, l'échéancier du programme pluriannuel de travaux décidé par l'assemblée générale des copropriétaires.
Le statut de la copropriété est complexe et très étroitement encadré par la loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1697, plusieurs fois modifiés. Les dernières modifications en date sont celles introduites par la loi " SRU ", du 13 décembre 2000, la loi " Urbanisme et habitat " du 2 juillet 2003, et la du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
Tout immeuble ou ensemble immobilier soumis à ce statut est doté d'un règlement de copropriété.
N'hésitez pas à demander à le consulter !
En devenant propriétaire de parties privatives, vous souscrivez à ce règlement, et vous devenez également propriétaire des parties communes, en indivision avec les autres copropriétaires.
Le règlement de copropriété vous donne l'exacte mesure de vos droits sur les parties privatives et les parties communes.
Ces dernières sont sous la responsabilité d'un syndicat des copropriétaires, dont tous les copropriétaires sont membres. " Les décisions du syndicat sont prises en assemblée générale des copropriétaires ; leur exécution est confiée à un syndic placé éventuellement sous le contrôle d'un conseil syndical " (article 17 de la loi).
Les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun ainsi qu'à celles relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes, selon des modalités fixées par la loi et le règlement de copropriété.
- Le règlement de copropriété
- Parties communes, parties privatives
- Le syndicat des copropriétaires
- Le rôle du Syndic
- L'assemblée générale de copropriété
- Les charges de copropriété
L'organisation des ensembles pavillonnaires et lotissements organisés en ASL est plus simple : les propriétaires de maisons sont en plein propriété et doivent simplement respecter un cahier des charges dont est doté chaque lotissement ; les parties communes appartiennent à l'ASL, et le fonctionnement de cette dernière est tout entier contenu dans ses statuts...